Frédérique Bourdin – Papillon – © Tous droits réservés


Curiosité

 

Extrait "D'ailes brisées à elle sensuelle"
aux Éditions Mille Poètes
© Copyright Tous Droits Réservés


Présence

Je n’irai pas pleurer mes chagrins sur ton épaule

Car je calmerai tes peines au creux de la mienne

 

 Je ne lâcherai pas ta main du bout des doigts

Parce que la tienne s’est emmêlée dans mon cœur

 

Je n’irai pas voir au fond du gouffre ce qu’il y a

Ou seulement pour te dire ce qui s’y trouve

 

Je ne te plaindrai pas pour ce que tu endures

Car je serai occupée à déblayer ta route

 

Je ne pourrai pas écouter tes problèmes

Puisque j’entendrai les cris de ton âme

 

Etre là telle une empreinte de pas sur le sable

Qui s’estompe au fil des heures silencieuses

 

Je serai ton ombre douce et mystérieuse

Celle que tu ne verras pas si tu te retournes

 

Je serai la branche qui effleurera ton bras

Quand tu passeras près d’un arbre

 

Je serai la pluie qui te frappera le visage

Quand tu rentreras pour te mettre à l’abri

 

Et là… je serai là, dans la chaleur du foyer

Occupée à me consumer pour te réchauffer

 

Extrait "D'ailes brisées à elle sensuelle"
aux éditions Mille Poètes
© Copyright Tous Droits Réservés


Pas à pas

 

Faire les cent pas

Pour que le temps passe

Essayer d’oublier

 

 Faire les cent pas

Pour ne pas trembler

Essayer de me contrôler

 

Faire les cent pas

Pour ne pas devenir folle

Essayer de ne pas penser

 

Faire les cent pas

Pour me détendre

Essayer de ne pas pleurer

 

Faire les cent pas

Pour ne rien entendre

Essayer d’attendre

 

Faire les cent pas

Pour faire quelque chose

Essayer de m’occuper

 

Faire les cent pas

Sur mon cœur

Essuyer les douleurs

 

Faire les cent pas

Sur ma vie

Essuyer les erreurs

 

Faire les cent pas

Sur ma joue

Essuyer les pleurs

 

Faire les cent pas

Sur mon visage

Essuyer la tristesse

 

Faire les cent pas

Sur mon corps

Essuyer les caresses

 

Faire les cent pas

Sur notre histoire

Essuyer le bonheur

 

Faire les cent pas…

 

 

Extrait "D'ailes brisées à elle sensuelle"
aux Editions Mille Poètes
© Copyright Tous Droits Réservés


Brin d’amour

 

Je voudrais…

Poser mon front sur la feuille blanche

 

 Je voudrais…

Aligner mes lettres pour graver mes pensées

 

Je voudrais…

Rendre hommage à ta vie en quelques mots

 

Je voudrais…

Dessiner mes poèmes aux couleurs d’amour

 

Je voudrais…

Apercevoir ton ombre qui danse le soir

 

Je voudrais…

Serrer dans mes bras les images que tu m’offres

 

Je voudrais…

Crier la peine qui s’accroche en moi

 

Je voudrais…

Plonger en apnée pour aller te chercher

 

Malheureusement, je ne sais que voler…

 

Du haut de mes rêves

Je vois ton visage

Parfum du matin

Je sens ta présence

 

Mon brin d’amour

Je t’aime

 

Extrait "D'ailes brisées à elle sensuelle"
aux Editions Mille Poètes
© Tous Droits Réservés


Abandon

 

Agenouillée sur le sol les cheveux sur les épaules

Elle se remémore les années évanouies

D’une caresse elle ôte la poussière de sa vie

Tourne les pages de ce que fut son sourire

 

 

Le passé ancré dans son cœur elle feuillette l’album

Plonge les yeux sur les visages comme des statues de sel

Son amant, son ami… une volée de baisers pour ses enfants…

Vestige de sa famille… partie pour ne jamais revenir

 

 

Du revers de la main elle chasse une larme de sa joue

Suit le sillon laissé par le temps aux feuillets jaunis

Tous ces jours pour ne laisser que l’absence

Seul le crépitement du feu trouble sa solitude

 

 

Elle s’approche du foyer et dépose une bûche

Brûle les photos abîmées par son regard

De leur départ elle ne s’est pas remise

Elle ferme les yeux et s’en va les rejoindre

 

Extrait "D'ailes brisées à elle sensuelle"
aux Editions Mille Poètes
© Tout Droit Réservés Frédérique Bourdin


Indiscrétion

 

 

Il se réveille et se glisse chez elle

La découvre innocente et sensuelle

Les cheveux étalés sur l’oreiller

Les yeux fermés, fatiguée

 

 

Il en profite pour caresser sa cheville

Doucement pour ne pas la réveiller

Et c’est avec amour qu’il constate

La blancheur de ses jambes galbées

 

 

Elle se tourne, repousse les draps

Et le voilà perché sur ses genoux

Il continue l’ascension de ses cuisses

Et goûte à la saveur de son sexe

 

 

Lorsqu’il lui caresse le ventre

Un soupir langoureux lui échappe

Quand il s’attarde sur ses seins

Il surprend un murmure de bonheur

 

 

Elle se cambre, s’étire, baille

Ouvre de grands yeux sombres

Regarde au dehors, sourit au soleil

Dans la douceur de son réveil

 

 

Extrait “D’ailes brisées à elle sensuelle

Photo originale : MetJM



Hommage
Petit retour en arrière avec ce texte écrit
il y a presque quatre ans maintenant…
Hommage…
Le temps passe… vite…
Les mots restent et témoignent d’émotions qui furent bien réelles.
Et si elles sont encore présentes aujourd’hui,
elles ont évoluées vers autre chose de plus beau…
presque irréel…

 

  

Je suis là

 

 

Extrait du recueil “D’ailes brisées à elle sensuelle“ 

Copyright tous droits réservés

 

Photo originale : MetJM


Terre

 

Terre

 

Chant des âmes
Fantôme du temps
Reflet de souvenirs
Tu entends l’écho de la vie
 
 
Flamme de pensées
Torrent de tristesses
Tempête d’histoires
Tu souffles un vent de mélancolie
 
Soupir de secrets
Solitude d’enfances
Refuge d’hommes
Tu chantes les notes de l’intolérance
  
Profondeur des terres
Envol de soupirs
Des ruines de la peine
Tu murmures “viens… je t’aime…”

 

  

Extrait “D’ailes brisées à elle sensuelle
Editions Mille Poètes
 

© Copyright Tous Droits Réservés

 



Insomnie

 

 

Insomnie

 

 

 

 

Eveillée en plein cœur de la nuit
J’entends résonner dans la pièce
Le tic tac agaçant de la pendule
Qui berce lentement mon insomnie
 
 Eveillée en plein cœur de la nuit
Non, je n’ai pas trouvé le sommeil
Empêtrée dans les lianes de ma raison
Cette fois-ci Morphée m’a oubliée
 
Eveillée en plein cœur de la nuit
Ma tête est une feuille en folie
De sa souche ne reste que sciure
Transformée par l’écho de ma voix
 
Eveillée en plein cœur de la nuit
Tournent et retournent les questions
Trottent avec malice les doutes
Je m’écorche brutalement à mes peurs
 
Eveillée en plein cœur de la nuit
Après quelques mots jetés à la volée
J’aimerais compter les heures à veiller
Et observer le jour pointer son nez
 
Eveillée en plein cœur de la nuit
Un silence presque sacré me susurre
« De ton lit tu peux voir le ciel étoilé »
Pas de soleil, juste la nuit pour rêver

 

 

 

Texte : Frédérique
Extrait “D’ailes brisées à elle sensuelle
Editions Mille Poètes
© Tous Droits Réservés



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