Le 18 avril 1978, troisième enfant de la descendance Bourdin, Frédérique pousse ses premiers cris dans un hôpital Nantais. D’une famille catholique pratiquante, elle grandit dans un univers protégé, sans parvenir à trouver sa place au sein de la maisonnée.
C’est au collège qu’elle côtoie l’écriture pour la première fois. Elle lui apparaît alors comme un moyen d’évasion, une envie d’être soi. D’un trop plein de vie au trop peu d’affection décelée, elle découvre la possibilité de laisser échapper le tumulte de ses sentiments.
Par manque de confiance, elle ne s’y attarde pas.
Sa pudeur gomme les reliefs de son adolescence revendicatrice, puis le présent prend le dessus : elle épouse sans conviction le schéma sociétal.
L’exogamie.
Une nouvelle région, un homme attirant, une enfant, un appartement, des petits boulots. Petit à petit, de mauvais choix en non-dits, Frédérique, aux côtés de son compagnon, se réfugie dans un monde terni par l’image qu’il lui renvoie d’elle-même.
Quelques années de vie commune suffisent à la faire douter à chaque instant, à tel point qu’elle se persuade que le bonheur n’existe pas, qu’il n’est qu’une invention ridicule pour faire rêver les enfants…
A la mort de sa mère, le temps ralentit brusquement. Un relent d’inachevé l’investit. L’absence. La colère. Le manque. Le déficit d’amour, reçu et donné. La révélation de l’amour inébranlable d’une fille pour sa mère. L’espoir débouté d’être un jour, certaine que sa mère l’aimait.
Et pendant ce mauvais temps, un bonheur amoureux déchu, le début d’une spirale viciée. Une descente interrompue par des coups à l’âme, à l’amour propre, au corps enfin. Une rupture.
Un départ.
Un nouveau départ.
La reconstruction.
La jeune femme s’installe avec sa fille dans la maison où elle a toujours connu sa mère. Les souvenirs l’assaillent.
L’écriture revient avec sa fanfare de mots qui sortent les non-dits de leur torpeur. Elle laisse couler son cœur jusqu’à atteindre un monde fait de respect, de règles, de conditions… sa condition, un coup de fouet au destin.
D’abord quelques lignes, quelques vers… petit à petit les maux s’échappent pour se faire sensuels, érotiques… voluptueux. La vie qui se glisse dans ses veines. Plus forte, plus solide.
Des expériences qui modèlent l’existence.
Le cœur à nouveau libre, elle rencontre un homme sur Internet qui lui fait découvrir une autre face de sa personnalité, désirs inavouables et… inassouvis.
Auteur et sophrologue, il la conseille, la forme, lui apprend à avoir confiance en elle. Rapidement, un projet de vie commune s’installe. Entre l’amour et l’écriture, Frédérique apprivoise ses douleurs. Coup dur alors pour la jeune femme : il la quitte.
Elle refuse d’écouter et de comprendre, et ne peut accepter les raisons de cette rupture qui la renvoient une fois de plus face à ses échecs sentimentaux. Elle ne se sent plus capable de faire confiance, elle vit cette séparation comme une trahison. La rage au ventre, elle jette sa colère aux hommes sur un site de rencontres.
L’un d’eux, Thierry, la déstabilise rapidement en mettant le doigt sur ses blessures. Surprise, elle tombe sous le charme malgré une certaine retenue. Elle veut rester concentrée sur l’avenir à construire, mais l’amour s’installe et elle se laisse porter de nouveau par ses sentiments.
Deuxième naissance, Frédérique devient Papillon, femme libérée et entière qui prend son envol vers l’infini d’une vie.
Nul besoin de se retourner.
Plus de doute.
Le futur s’ouvre.
Elle stabilise sa vie familiale et professionnelle mais reste une femme secrète qui se dévoile lentement. D’une sensibilité à fleur de peau, marquée par son vécu familial, décalée, avec son look parfois provoquant.
Vient ensuite une première publication qu’elle dédie à la mémoire de sa mère et dans laquelle elle se définit. « D’ailes brisées à elle sensuelle » est son premier recueil de poésie. Coup du destin ou non, il parut le jour de la fête des mères.
Réalisant qu’il lui est possible de concrétiser ses rêves, elle s’investit également davantage dans la photographie. Non seulement elle découvre autant de plaisir à être modèle que photographe mais elle exploite en plus ses photos comme support pour les poèmes qu’elle expose.
18 Commentaires actuellement
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Drôle de vie de femme… je comprend encore mieux vos textes à présent.
Ce que vous faites est vraiment très beau!
Commentaire par lillithlanoire 26 août 2009 @ 02:51Une drôle de vie, oui…
Commentaire par Frédérique 26 août 2009 @ 06:08Merci, vraiment, de votre visite. Imaginez ma surprise ce matin lorsque j’ai constaté que vous aviez littéralement envahit mon blog de commentaires ! Et… ce n’est pas pour me déplaire…
J’écris beaucoup… mais je lis encore plus et passe beaucoup de temps sur les blogs littéraires. On y trouve pas mal de petites perles, comme votre blog! C’est très agréable et c’est ce qui permet d’avancer et de se remettre en question… lire ces pairs!
Commentaire par lillithlanoire 26 août 2009 @ 13:37Pas banal, par chez toi, Fred “papillon”… Bonne continuation !
Commentaire par Leboudec 4 octobre 2009 @ 08:40Une vie “banale” existe t’elle vraiment…?
Commentaire par Frédérique 7 octobre 2009 @ 06:06Pour la première fois seulement je lis cette biographie qui “m’a envahie de déjà vécu”. Je n’ai qu’un mot pour te donner mon impression : “émotion”.
Commentaire par tata brigitte 9 octobre 2009 @ 08:39Ton écriture est belle.
A bientôt Papillon
Merci Brigitte…
Commentaire par Frédérique 9 octobre 2009 @ 15:39Salut ex voisine . Un petit coucou de Nice afin de savoir comment tu vas . Bises.
Commentaire par Chris et Nath 11 février 2010 @ 15:08Je n est pas les mots pour te dire se que j ai ressentit en lisant sa avec mes mots a moi j ai le coeur serré de la tristesse mais egalement de la joie car tu est une rebelle se qui ne ta pas tuer ta rendut plus forte .Je comprend mieux pourquoi je ressent bcp d affinité envers toi comme si je t avais tjs connut exuse moi je n est pas tes mots et te laisse sans finir se texte car je ressent bcp d emotions a se moment precis plein de bisous ne change surtout pas <3
Commentaire par Dos SANTOS Céleste 23 janvier 2011 @ 20:43(ces mots de silence pour ne pas déranger ton ceour léger de belles émotions…) <3
Commentaire par Frédérique 23 janvier 2011 @ 20:48♥♥♥
Commentaire par Stéphane Boccard Schuster 5 février 2011 @ 21:40parce que j’ai pas trouvé les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti en lisant ta biographie
alors j’ai mis des coeurs
…
Merci Stéphane…
Commentaire par Frédérique 5 février 2011 @ 23:11Pourtant, cette vie ci n’est rien à côté de celle de certains.
Merci de ton passage par ici… et là…
Belle association de mots qui révèle une personnalité riche et aventureuse…
Commentaire par Lypa'rt Studio 27 novembre 2011 @ 19:13Un vrai bonheur à déguster !
Merci beaucoup…
Commentaire par Frédérique 2 décembre 2011 @ 21:40Bonjour, je viens de prendre connaissance de ce morceau de vie, les pages de ton passé n’ont pas été simples, mais le principal est que tu te retrouves, voilà…bise à toi, bon après midi…
Commentaire par le Pierrot 3 février 2012 @ 12:00Merci Pierrot. La vie n’épargne généralement personne. Ce morceau de vie a abouti sur un tout, c’est ça, en effet, qui est important.
Commentaire par Frédérique 3 février 2012 @ 15:15Bises à toi.
C’est bien de retouver l’équilibre, j’ai aussi traversé des moments délicats dans ma vie, mais ça m’a toujours fait rebondir un peu plus…bisou Frédérique…
Commentaire par le Pierrot 4 février 2012 @ 18:07Tant que le fond n’est pas atteint, il est parfois difficile de rebondir. Une fois qu’on le sait, l’espoir de revoir le jour est plus vif lors de la descente…
Commentaire par Frédérique 4 février 2012 @ 18:27bises